Etude de cas : campagne de mécénat pour le financement de la rénovation de la toiture du temple de la Lanterne à Lyon

Etude de cas : campagne de mécénat pour le financement de la rénovation de la toiture du temple de la Lanterne à Lyon

Contexte

Le temple de la Lanterne a été bâti à Lyon en 1857. La toiture a été rénovée partiellement dans les années 60. En 2021, elle est en très mauvais état et il pleut dans le grenier du temple. Le conseil presbytéral de l’Eglise Protestante Unie de Lyon Terreaux (EPUdLT) doit réunir un budget de 160 000 € pour une rénovation complète de la toiture et de la charpente. Il est décidé d’engager une campagne de mécénat.

La demande

Nous avons été sollicités pour l’organisation d’une campagne de mécénat avec l’objectif initial de réunir 100 000 €.

Nous avons accompagné l’Eglise Protestante Unie de Lyon Terreaux dans la conception et la coordination d’une campagne multi-canaux (mobilisation de plusieurs techniques de collecte de fonds pour toucher différentes catégories de donateurs).

Notre accompagnement

Notre accompagnement s’est déroulé en plusieurs phases :

1- Préparation de la campagne

Au début de toute campagne de fonds, il est indispensable de respecter deux étapes :

  • Réaliser un état des lieux organisationnel et Fundraising afin de déterminer les points forts et opportunités sur lesquels s’appuyer pour définir les axes de la campagne de collecte de fonds et les points faibles indispensables à corriger pour engager la campagne dans les meilleures conditions possibles. Nous réalisons systématiquement cet état des lieux en interaction avec les équipes et la gouvernance pour favoriser des prises de conscience partagées.
  • Organisation d’un comité de campagne. Parce que la réussite d’une campagne de collecte de fonds repose largement sur notre capacité à mobiliser la ou les communautés directement concernées par la collecte, le comité doit réunir des personnalités actives et influentes au sein de ces communautés.
  • Engagement et suivi de la campagne de mécénat 

Conseils d’expert :

💡La réussite d’une campagne de mécénat commence par cet état des lieux et la compréhension de l’environnement propre au client.

💡Facteur clé de succès : une collecte réussie est une collecte menée par une équipe et non par une seule personne.

2- Organisation de la campagne de mécénat

    • Proposition d’une stratégie de collecte fondée sur l’identification de trois dimensions  principales :

      • un lieu de spiritualité protestante
      • un lieu important pour le monde musical (le temple est reconnu pour la qualité de son acoustique et reçoit beaucoup de concerts et de chorales)
      • la dimension patrimoniale (le temple est un lieu historique de la ville de Lyon)
    • Formalisation d’un argumentaire Fundraising intégrant les trois dimensions mentionnées

    • Mise en oeuvre d’une stratégie multi-canaux :

      • Campagne de financement participatif menée avec le soutien de la fondation du Patrimoine
        • Cibles : communauté protestante – utilisateurs du temple (visiteurs, monde de la musique)
      • Sollicitation de fondations protestantes et de fondations soutenant la rénovation du patrimoine
        • Cibles : communauté protestante – le patrimoine
      • Sollicitation des collectivités territoriales (Ville de Lyon et Région Auvergne-Rhône-Alpes) au titre du caractère patrimonial et historique du lieu.

3- Mise en oeuvre et suivi de la campagne

Nous avons assuré le lancement et le suivi de la campagne selon les modalités suivantes :

  • Formalisation de la page de campagne sur le site de la fondation du Patrimoine avec le comité de campagne
  • Définition de la stratégie de communication
  • Montage des dossiers de financements

 

➡️ formalisation des dossiers de demande des fondations

Conseil d’expert :

💡Privilégiez le contact direct avec les gestionnaires des dossiers au sein des fondations et des collectivités territoriales pour mieux comprendre leurs attentes et adapter la préparation du dossier de demande de fonds en conséquence

➡️ formalisation des dossiers de demande de subventions auprès de la ville de Lyon

Le suivi de la campagne a consisté à :

➡️ animation du comité de campagne – 1 par mois en moyenne

➡️ remerciement des donateurs, particuliers ou fondations

Conseil d’expert :

💡Remercier un donateur – particulier, entreprise ou fondations dans les  48 heures qui suivent le don favorise sensiblement l’obtention d’un second don.

4- Les résultats

A l’issue d’une campagne de collecte qui a duré 18 mois, les résultats sont les suivants :

  • Objectif de campagne : + 80 % – 180 000 € collectés
  • Coût de la campagne (dont intervention du cabinet) : 18 000 €

Grâce aux sommes collectées, la toiture, la zinguerie et les verrières ont pu être restaurées et le patrimoine historique que constitue le temple de la Lanterne et le grenier du temple, lieu où ont été cachées les familles juives pendant la guerre ont pu être préservés.

Vue de la toiture du temple rénovée

Pour tout renseignement, pour aller plus loin :

Olivier Durand-Evrard

olivier@ovfundraising.eu

06 82 17 98 18

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Comprendre les attentes des donateurs pour des collecte de fonds réussies en cette fin d’année 2023

Comprendre les attentes des donateurs pour des collecte de fonds réussies en cette fin d’année 2023

Pourquoi donc évoquer les attentes des donateurs en ce début du mois de novembre ? Enfin, surtout pourquoi donc est-ce si important de les connaître ?

La réponse est simple. C’est le moment d’affuter vos crayons, d’allumer vos ordinateurs, d’affronter la peur de la page blanche pour commencer à rédiger vos appels aux dons de fin d’année.

Cette période est stratégique. Rappelez-vous que 41% des dons des particuliers sont réalisés sur les trois derniers mois de l’année. Encore plus significatif, 56% de l’ensemble des dons versés pendant ces trois mois le seront durant le seul mois de décembre ! (sources : « Baromètre de la générosité », données 2022 par France Générosités).

Vous l’aurez compris. Dans cet article, nous évoquerons uniquement la générosité des donateurs particuliers. Une catégorie de donateurs très marquée par la saisonnalité du don contrairement aux entreprises. Pour en savoir plus sur cette question, je vous invite à lire le post que nous avons publié sur la page Linkedin d’O&V fundraising à l’adresse : https://www.linkedin.com/posts/ovfundraising_fundraising-maezcaeznat-associations-activity-7122604740688928773-U4FN?utm_source=share&utm_medium=member_desktop

Donc, l’enjeu des appels aux dons de fin d’année est de taille.

Sans vouloir vous mettre la pression, il le sera effectivement encore plus en 2023 du fait d’une évolution de la générosité marquée par les lourdes incertitudes d’une poursuite de l’inflation et d’un monde marqué par la guerre en Ukraine et par la situation au Proche-Orient. Cette situation est anxiogène pour la plupart d’entre-nous et ce climat pèse sur la générosité des donateurs.

Cette année, particulièrement, connaître les attentes de vos donateurs sera d’une importance cruciale pour mobiliser vos donateurs fidèles et recruter de nouveaux donateurs.

1) Evolution contrastée de la générosité depuis 2022

En 2022, l’excellente étude réalisée par France générosités déjà citée montre que les dons des Français n’ont augmentés que de 1% en volume, la plus faible évolution annuelle des dons depuis 10 ans. Compte-tenu de l’inflation, cette évolution correspond à une diminution réelle de la valeur des dons.

Par ailleurs, le nombre de donateurs particuliers est plutôt en diminution. Si le niveau de collecte s’est maintenu en volume, c’est grâce à l’augmentation du don moyen. Moins de donateurs donc mais des donateurs plus généreux et qui ont tendance à privilégier le prélèvement automatique (ce qui est une bonne nouvelle pour les organisations bénéficiaires).

La philanthropie est marquée par deux autres évolutions, plus structurelles,  importantes :

  1. L’augmentation du nombre de donateurs de moins de 30 ans qui représentent l’avenir de la philanthropie
  2. L’explosion de la collecte numérique. Encore anecdotique il y a quelques années, elle représente maintenant 26,8 % de la collecte totale. En 3 ans, elle a progressé de plus de 60%.

Incontestablement, le paysage de la générosité des particuliers est de moins en moins monolithique. Des évolutions à intégrer pour atteindre les objectifs de collecte de fin d’année.

2) Quelles sont l’impact de ces évolutions sur la collecte et comment les prendre en compte ?

Comment s’adapter à ces évolutions ?

On peut en retirer trois enseignements importants :

1- L’importance de la fidélisation (encore une fois);

2- L’importance de votre présence sur Internet et, plus généralement, de votre vitrine numérique;

3- La segmentation de votre base donateurs. Un unique message pour votre appel aux dons de fin d’année n’est peut-être pas la bonne solution.

1- L’importance de la fidélisation

Dans cette situation, la concurrence entre les causes et entre les associations pour la collecte de fonds va s’accroître. Pas de panique, les donateurs les plus généreux restent des multi donateurs.

Pour autant, il va être stratégique de vous différencier.

Première condition, vous devez absolument être clairs quant à vos fondamentaux :

    • Qui êtes-vous ? Avoir un projet associatif clair. Etre clair sur la vision, la mission et les valeurs de votre organisation.
    • Où voulez-vous aller (avec l’appui de vos donateurs) ? Votre ambition à 5 ans ou, autrement dit, comment projetez-vous votre organisation à 5 ans ? Quelles grandes réalisations souhaitez-vous avoir réalisées à cette échéance ?
    • Comment comptez-vous atteindre vos objectifs ? Pouvoir présenter une stratégie claire –  partagée et soutenue par l’ensemble de l’organisation – et déclinée en projets opérationnels.

Deuxième condition, la communication. L’appel aux dons ne doit surtout pas être le seul message reçu par vos donateurs et vos sympathisants dans l’année.

Imaginez la situation dans laquelle, vous n’avez pas de nouvelles de votre meilleur ami depuis près d’un an et vous recevez un message de sa part pour vous demander de l’argent. Dans cette situation, comment réagiriez-vous ?

En général, il est souhaitable d’envoyer 3 ou 4 messages relatifs à l’évolution des projets et au fonctionnement de l’association pour 1 message d’appel aux dons.

2- Travailler votre vitrine numérique

Soyons clairs. En 2023, il devient très compliqué de conserver des relations fortes avec ses donateurs, ses bénévoles et ses sympathisants sans vitrine Internet. Et il est encore plus difficile d’engager des actions de collecte de fonds sans être présent et actif sur Internet.

Disposer d’une vitrine numérique, c’est disposer – a minima – d’un site Internet, reflet de votre activité et qui favorise l’échange avec les personnes intéressées par la cause défendue par votre organisation. Et, mieux encore, pensez à votre présence sur les réseaux sociaux – Facebook, Linkedin, Instagram…

Si ce n’est pas déjà fait, il est temps de commencer à vous engager dans la collecte numérique.

3- Segmentation de votre base donateurs et prospects

Pour autant, tous vos donateurs ne seront pas sensibles à la réception d’un courriel d’appel aux dons. Et tous vos donateurs ne seront pas sensibles au même message d’appel aux dons.

Je vous invite  travailler sur une segmentation de votre base donateurs et prospects.

Quels sont leurs attentes quant à votre association?

Quelles sont leurs préférences en termes de communication ?

Pour segmenter votre base en fonction de critères pertinents, il faut connaître vos donateurs. Le meilleur moyen pour cela, c’est de les rencontrer et de les interroger le plus régulièrement possible.

3) Prendre en compte les attentes des donateurs et formuler des appels aux dons convaincants

Les donateurs sont à la recherche de sens. Ils donnent parce qu’ils sont sensibilisés à une cause et ils veulent agir.

Ils attendent de l’efficacité et une relation de qualité avec votre organisation.

Donc, évoquez la Cause que vous défendez. Pourquoi est-elle importante et urgente ? Mettez en avant des bénéficiaires et évoquez l’impact de vos actions.

Et l’impact du don. Répondez du mieux possible à cette question : en quoi le don de la personne à laquelle vous vous adressez va faire la différence ?

Attention, ne commencez pas un appel aux dons en commençant par parler de vous et de votre organisation. Pour être honnête, cela n’intéresse personne et incitera le lecteur à …envoyer votre appel aux dons au panier (physique ou numérique).

Pour finir cet article, quelques conseils quant à la manière de formuler votre appel aux dons.

Je vous suggère de faire appel aux trois piliers de tout argumentaire convaincant :

1️⃣ Indiquer 2 ou 3 chiffres (pas plus) pour rappeler l’importance de la problématique, de la cause défendue et de l’impact du projet proposé aux donateurs

2️⃣ Intégrer des éléments pour souligner la crédibilité et le sérieux de votre organisation – ancienneté, réalisations et succès antérieurs, qualité des équipes mobilisées…

3️⃣ Ajouter une belle histoire de vie pour toucher par l’émotion en décrivant le parcours d’un bénéficiaire de l’action mise en place par votre organisation.

Sur la forme, écrivez en utilisant un style simple. Pas de jargon technique… Parlez à vos donateurs comme à des connaissances. Le plus simplement possible.

Un dernier conseil. Les dernières études montrent que le vecteur émotion devient de plus en plus important dans la motivation à donner. Donc, humanisez vos appels aux dons en utilisant ce moteur de conviction par les témoignages, les histoires de bénéficiaires en soulignant le rôle tenu par les donateurs. Rappelez-vous que c’est le donateur grâce à son don qui apporte une fin heureuse à ces histoires.

Pour toute information, contactez-moi :

Olivier Durand-Evrard

olivier@ovfundraising.eu

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Fausses idées à propos du Fundraising, du mécénat et du travail des Fundraisers

Fausses idées à propos du Fundraising, du mécénat et du travail des Fundraisers

Dans ma longue et vénérable carrière, j’ai croisé beaucoup de fausses idées quant au Fundraising et aux Fundraisers. Des fausses idées qui reviennent périodiquement et qui sont le reflet d’une incompréhension profonde du métier de Fundraiser et du Fundraising.

Je profite de l’été pour écrire cet article sur un mode un peu plus léger que d’habitude. Mais ne vous y trompez pas, c’est un sujet important. Le Fundraising, c’est un travail d’équipe et un processus d’intelligence collective. La formule magique, c’est que l’ensemble de l’organisation comprenne les objectifs poursuivis et se mobilise pour sensibiliser les donateurs. C’est comprendre la Fundraising comme une logique de partenariat et non seulement de financement de projets.

Il est donc essentiel de bien comprendre la nature réelle du Fundraising. Je vous laisse donc découvrir cet article et surtout lisez-le jusqu’au bout. J’évoquerai ce qu’une organisation peut attendre d’une démarche de Fundraising bien organisée.

Tout ce que vous avez toujours voulu croire du Fundraising mais qui n’est (vraiment) pas juste… c’est maintenant !

1- Derrière ces idées fausses, une incompréhension de la nature même du Fundraising et du mécénat

Qu’est-ce-que le Fundraising ?

Le Fundraising peut se définir comme « la mobilisation de ressources pour les causes d’intérêt général ». Je préfère utiliser le terme de ressources car on peut demander à des mécènes de mettre à disposition des compétences, du mécénat en nature (mise à disposition d’ordinateurs par exemple) ou financier.

De même, le Fundraising, c’est également la prise en compte de l’ensemble des ressources disponibles pour permettre la production et la mise à disposition d’un service (ou d’un produit) par une association ou une fondation. On rejoint la notion de modèle économique qui englobe l’ensemble des sources de financements disponibles : subventions, cotisations des membres, vente de services ou produits et mécénat ou sponsoring apporté par les partenaires privés.

Je pourrais dresser un florilège des fausses idées sur le  travail des Fundraisers. J’ai demandé à quelques collègues de me donner des idées. Et, globalement, je retiens trois grandes idées fausses qui peuvent être déclinées en de très nombreuses variations.

Fausses idées à propos du travail du Fundraiser… et sur le Fundraising

Une idée fausse… en cache une autre. Et derrière la conception erronée du rôle du Fundraiser, se cache une incompréhension de la nature même du mécénat et des attentes des mécènes et partenaires potentiels. Cette conception erronée du mécénat pèse certainement sur l’efficacité des stratégies de ressources des organisations.

2- Florilège des idées fausses sur le travail des Fundraisers et du Fundraising

Le Fundraiser, père Noël

1ère idée fausse et certainement pas des moindres, c’est le Fundraiser Père Noël avec son réseau de mécènes tout autour de la ceinture… Autrement dit, l’idée que les Fundraisers disposent de leur propre réseau de mécènes. Des mécènes disposés sur les starting blocks pour  financer toutes les CAUSES et projets qui leurs seront présentés.

Si nous autres, humbles Fundraisers, pouvions disposer d’un tel réseau, il ne fait aucun doute que nos honoraires seraient revus à l’aune d’une telle richesse ! Je vais sans doute décevoir certains lecteurs. Un tel réseau n’existe pas !

Cette idée recoupe deux incompréhensions de la nature des mécènes : des mécènes « toutes causes » et la réussite des collectes de fonds qui dépendraient (du seul) Fundraiser.

Un mécène en tant que tel, susceptible de financer une Cause puis une autre n’existe pas.

Un mécène, c’est une personne ou une entreprise convaincu par l’urgence et l’importance d’une cause spécifique et qui décide d’agir en finançant des projets convaincants. A chaque nouvelle mission, il faut identifier et convaincre de nouveaux mécènes potentiels. Et les mécènes sont des partenaires qui contribuent à la réalisation du projet qu’ils financent.

L’autre erreur sous jacent à la fausse idée du Fundraiser Père Noël; est que la réussite des collectes de fonds dépend du Fundraiser. Non, la réussite des stratégies de Fundraising, de la mobilisation des ressources, c’est un travail collectif qui implique l’ensemble de la gouvernance et des équipes des organisations concernées.

Le Fundraiser, chasseur de primes

Autre idée assez commune, c’est le Fundraiser, chasseur de primes. Un Fundraiser payé à la commission en fonction du nombre de mécènes récupérés.

Rappelons que ce type de rémunération est interdit par la charte éthique des Fundraisers professionnels adhérents à l’Association Française des Fundraisers, association professionnelle de référence en France.

Pourquoi ? Parce qu’il y a eu beaucoup d’abus très mal vécus par les mécènes quand cette pratique était répandue. Ensuite, parce que c’est inefficace et souvent contreproductif pour les associations et les fondations. La gestion des ressources et la recherche de nouveaux partenaires est nécessairement au coeur du modèle économique des organisations. Et cela ne doit pas être délégué mais géré en direct au sein de l’organisation. Le rôle du conseil est d’accompagner l’organisation dans la définition d’une stratégie efficace et dans sa mise en oeuvre. Il doit accompagner les organisations pour qu’elles deviennent autonome dans leurs recherches de fonds le plus rapidement possible.

Le Fundraiser Sauveur des organisations en pleine crise financière

On peut croire que le Fundraising va sauver les organisations en pleine crise financière et va pouvoir remplacer les subventions publiques perdues.

Ayons la clairvoyance de dire que le Fundraising ne peut pas être le sauveur des organisations en détresse.

Une stratégie Fundraising est une ressource du modèle économique global des organisations avec les autres ressources mobilisables qui sont – principalement – les cotisations des membres, les subventions publiques, les ventes de produits et services.

Le Fundraising ne peut pas – surtout à court ou moyen terme – prendre le relais d’une sources financement déficiente. La temporalité est importante puisque une stratégie de Fundraising mettra 12 à 18 mois à devenir pleinement opérationnelle.

Pour être pleinement efficace, il est indispensable d’être en veille constante et anticiper les évolutions financières auxquelles votre organisation va être confrontée et engager une stratégie Fundraising en étant conscients de ces évolutions à échéance de 3 ou 4 ans.

3- Que pouvez-vous attendre d’une démarche Fundraising bien organisée ?

Bon, vous commencez peut-être à désespérer des Fundraisers ? Que pouvez-vous attendre d’un accompagnement Fundraising de qualité ?

Notre approche repose sur la mise en oeuvre d’une méthodologie rigoureuse et un travail en intelligence collective avec vos équipes et la gouvernance de votre organisation.

La définition et la mise en oeuvre d’une stratégie Fundraising efficace repose sur l’alchimie bien gérée entre :

  • le Fundraiser qui apporte cette rigueur méthodologique et l’expérience des campagnes de collecte de fonds réussies (et celles moins réussies)
  • les équipes et la gouvernance des organisations qui ont la connaissance réelle et approfondie de la CAUSE qu’ils défendent, la compréhension des problématiques propres à leur secteur d’activité et la connaissance fine des acteurs impliqués (partenaires, représentants de l’Etat et des collectivités territoriales, fournisseurs, donateurs, bénévoles…).

Notre objectif est de vous accompagner pour définir la stratégie de ressources adaptées à vos objectifs et le mode d’organisation en interne et/ou en externe pour que vous soyez en capacité de gérer durablement cette stratégie de ressources, la recherche de mécènes et de nouveaux partenaires.

Le Fundraiser n’est donc pas le magicien couteau Suisse capable de mobiliser des mécènes généreux, richissimes et bien sûr disponibles pour financer vos projets …Le Fundraiser n’a pas non plus vocation à vendre l’âme de l’organisation au grand Capital ou au plus offrant.

Le travail du Fundraiser est un travail profondément éthique, centré autour des valeurs des organisations que nous accompagnons. C’est animer un travail collectif de clarification. Pouvoir répondre aux questions fondamentales : qui sommes-nous et en quoi allons-nous contribuer à changer le monde ?

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Pourquoi est-ce crucial de repenser le modèle économique des associations ?

Pourquoi est-ce crucial de repenser le modèle économique des associations ?

Vous êtes-vous déjà demandé si le modèle économique de votre association était toujours adapté à l’évolution des besoins de vos bénéficiaires et aux ressources que vous pouvez mobiliser ?

Face aux évolutions économiques et sociales actuels et la diminution des fonds publics, il est devenu crucial de repenser les fondements des modèles économiques des associations.

Dans cet article, je vais vous proposer une démarche pour analyser et faire évoluer le modèle économique de votre organisation. Alors, prêts à explorer de nouvelles perspectives et à imaginer un futur durable pour votre association ?

1) Analyser les enjeux financiers actuels

Les associations sont confrontées à de nombreux défis financiers actuellement, et il est donc crucial d’examiner ces enjeux pour mieux adapter leur modèle économique. Les subventions publiques, qui constituaient auparavant une source de financement stable, sont en baisse constante. Dans ce contexte, repenser le modèle économique des organisations devient une nécessité pour assurer leur pérennité et leur capacité à mener à bien leurs missions.

La première phase d’une démarche ayant pour objectif de repenser l’analyse de votre modèle économique passe par une mise à plat du fonctionnement du modèle économique actuel de votre organisation.

Quand j’accompagne des associations ou des fondations, j’utilise les outils issus de l’analyse du « Business model Canvas ». Il existe une abondante littérature dans ce domaine. Je vous renvoie à l’excellent ouvrage « Business Model Nouvelle génération » écrit par Alexander Osterwalder et Yves Pigneur et paru aux éditions Pearson. Surtout, je vous incite fortement à consulter les travaux du Rameau sur la modèle du modèle économique des organisations d’intérêt général – Le Rameau.

2) Optimiser la gestion et les dépenses internes

Le modèle économique association doit évoluer pour s’adapter aux défis actuels et futurs. Une des pistes pour y parvenir est d’optimiser la gestion et les dépenses internes. Vous pourriez ainsi alléger les coûts de fonctionnement, améliorer l’efficacité et la pérennité de votre association.

Pour commencer, il est indispensable de bien connaître et maîtriser vos coûts. Cela passe par un suivi régulier de vos dépenses et de vos ressources financières, ainsi que par la mise en place d’outils de gestion adaptés.

Une autre piste d’optimisation consiste à réduire les coûts fixes en trouvant des alternatives moins coûteuses pour certaines dépenses. Par exemple, vous pourriez envisager de mutualiser certains coûts avec d’autres associations, comme la location d’espaces de travail ou l’achat de matériel. Cela permet de partager les frais et de bénéficier d’économies d’échelle.

De même, il peut être judicieux de questionner certaines dépenses courantes et de chercher des solutions alternatives. Par exemple, vous pourriez étudier la possibilité de recourir au bénévolat pour certaines tâches ou de solliciter des dons en nature auprès de partenaires pour réduire vos coûts. De cette manière, vous pourrez consacrer davantage de ressources à votre mission sociale et ainsi renforcer l’impact de votre association.

Optimiser la gestion et les dépenses internes est donc un enjeu majeur pour repenser le modèle économique association. En adoptant une approche plus rigoureuse et en explorant de nouvelles pistes, vous pourrez renforcer la viabilité et l’efficacité de votre association, tout en maximisant l’impact sur les publics que vous accompagnez.

3) Innover pour diversifier les sources de revenus

Les associations ont longtemps reposé sur un modèle économique fondé sur les cotisations de leurs membres et les subventions publiques  des collectivités territoriales ou de l’Etat. Ce modèle économique association peut s’avérer précaire et incertain, notamment en période de crise économique. Il est donc temps d’innover et de diversifier les sources de revenus pour assurer la pérennité et le développement de vos projets associatifs.

Pour diversifier les sources de revenus, il est important de comprendre les besoins et les attentes de vos membres, bénéficiaires et partenaires. En adoptant une approche centrée sur l’utilisateur, vous pourrez identifier de nouvelles opportunités de financement et ainsi diversifier votre modèle économique association. Pensez à mettre en place des enquêtes, des entretiens ou des ateliers participatifs pour recueillir les idées et les avis de vos parties prenantes.

Une piste intéressante à explorer est la monétisation de vos compétences et de vos expertises. Vous pouvez proposer des formations, des ateliers, des séminaires ou des conférences payantes à destination de vos membres, d’autres associations ou même d’entreprises. Ces activités peuvent être une source de revenus complémentaire et vous permettre de valoriser le savoir-faire de votre association.

La diversification des sources de revenus est un enjeu majeur pour la pérennité et le développement des associations comme nous l’avons déjà évoqué. En innovant et en explorant de nouvelles pistes de financement, vous pourrez construire un modèle économique association plus solide et résilient, capable de résister aux épreuves du temps et de soutenir vos actions au service de vos bénéficiaires et de la société dans son ensemble.

L’heure est à l’hybridation des sources de financement du modèle économique des associations et des fondations.

4) Collaborer avec d’autres acteurs économiques

Aujourd’hui, face aux défis que rencontrent les associations dans un contexte de changements sociétaux et économiques, il est nécessaire de repenser le modèle économique association. Pour ce faire, l’une des solutions consiste à collaborer avec d’autres acteurs économiques, qu’ils soient publics ou privés.

Vous devez diversifier vos sources de financement pour renforcer la sécurité financière de votre organisation. Vous pouvez explorer des pistes telles que le mécénat, le crowdfunding, la vente de produits ou de services, ou encore la mise en place de partenariats avec des entreprises. Il est important de ne pas se limiter à une seule solution, mais de combiner différentes approches pour garantir la viabilité de votre modèle économique.

Ensuite, pensez à explorer les possibilités de coopération avec d’autres associations, dans le but de mutualiser vos compétences et ressources. Par exemple, vous pouvez partager des locaux, des équipements, du personnel ou encore des compétences spécifiques. Cette collaboration permet non seulement de réaliser des économies, mais aussi de créer des synergies et de renforcer votre impact sur votre public cible et votre territoire d’intervention.

Il est également intéressant d’envisager des collaborations avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire, tels que les coopératives, les mutuelles ou les entreprises d’insertion. Ces partenariats peuvent vous apporter une expertise complémentaire et vous ouvrir de nouvelles perspectives de développement.

Enfin, n’oubliez pas de vous tourner vers les collectivités territoriales, qui peuvent jouer un rôle majeur dans le soutien à votre association et la mise en œuvre de vos projets. Elles peuvent vous accompagner dans vos démarches de recherche de financements ou vous aider à mettre en place des actions en partenariat avec d’autres structures locales. Et ce d’autant plus que certaines collectivités territoriales s’engagent elles-mêmes dans des actions de mécénat parfois au profit de leurs propres projets mais parfois pour favoriser les rencontres avec les associations de leur territoire.

En somme, repenser le modèle économique des associations est devenu un impératif pour assurer leur pérennité et leur capacité à répondre aux enjeux sociaux et environnementaux actuels. Vous devez donc envisager de nouvelles sources de financement, de diversifier vos activités et de renforcer vos partenariats pour mieux résister aux fluctuations économiques. La transition vers un modèle économique association plus durable et résilient vous permettra de continuer à œuvrer pour le bien-être de la société et de l’environnement tout en garantissant la stabilité financière de votre organisation..

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Implication de la gouvernance dans le Fundraising des organisations

Implication de la gouvernance dans le Fundraising des organisations

On ne le dira jamais assez. Pour être efficace, les actions de collecte de fonds, la stratégie Fundraising doivent être collectives et impliquer – au premier lieu – la gouvernance des associations et des fondations.

Collective parce que les actions de collecte de fonds doivent être comprises et partagées par l’ensemble des membres de l’organisation pour être pleinement efficaces.

Clairement, c’est la gouvernance – direction et conseil d’administration des associations et des fondations – qui doit soutenir, légitimer les actions de collecte de fonds. Comme pour toute action importante, les membres de la gouvernance doivent indiquer les directions à suivre et montrer l’exemple. Par exemple, en ouvrant leurs carnets d’adresses pour élargir le réseau de l’association ou de la fondation.

Pourtant, nous sommes trop souvent confrontés à des conseils d’administrations réservés voire totalement passifs quand on leur parle de collecte de fonds. J’imagine que c’est une expérience que vous avez déjà dû la vivre.

Il est important de comprendre ce qui se joue sans jugement quant à l’attitude des administrateurs ou des membres de la direction. Il faut entendre les malentendus, les jugements et les incompréhensions derrière cette attitude. Et la première action à engager avant tout projet de collecte de fonds doit être de convaincre et d’impliquer votre gouvernance.

1- Des incompréhensions quant à la nature du Fundraising

Souvent, le Fundraising est très mal compris par les conseils d’administration.

  • Cas de figure moins fréquent qu’il y a quelques années mais encore présent notamment dans le domaine de la culture, de l’action sociale, le classique « on va se vendre aux entreprises » en rappel du non moins fameux « on va vendre notre âme au diable ».
  • Cas de figure plus fréquent : les membres de la gouvernance ne comprennent pas en quoi leur implication est essentielle. Ils ne comprennent pas leur rôle, ce qu’on attend d’eux surtout quand un.e salarié.e est officiellement en charge du pilotage des actions de collecte de fonds.

Evidemment, vous allez trouver de nombreuses variantes de ces deux problématiques. Dans tous les cas de figures, le rôle du Fundraiser va être d’expliquer et de faire preuve de beaucoup de pédagogie.

Par expérience, il peut être utile de faire intervenir des personnalités extérieures – des témoins de campagnes menées dans d’autres organisations – pour faire passer le message et souligner les conditions de réussite d’opérations menées par d’autres organisations. 

2- Un certain manque d’intérêt ou du découragement dans les rangs des membres du Conseil d’administration

C’est un cas de figure assez classique également. Le désinvestissement d’une partie des membres du conseil d’administration dans les projets de leur organisation. Vous êtes confrontés à une situation de désinvestissement progressif qui ne concerne pas spécifiquement les actions de collecte de fonds mais saborde la planche sur laquelle vous tentez d’assoir la réussite de ces opérations.

Certains membres du Conseil d’Administration peuvent sembler désabuser, manquer d’intérêt pour les actions et les projets présentés lors des séances. 

Peut être qu’ils ne se reconnaissent plus dans les évolutions que connait votre association ou votre fondation. Ce qui avait du sens quand ils ont été élus au conseil d’administration n’en a plus quelques années plus tard. 

Ou peut-être ont-ils été choisis à une époque où les conditions de recrutement des membres du conseil d’administration étaient plus le fruit des amitiés que d’une recherche de compétences spécifiques pour répondre aux besoins de votre organisation…

Peut-être est-ce le temps de penser à un renouvellement de votre conseil d’administration ? Les conseils d’administration doivent évoluer également pour accompagner les évolutions des organisations d’intérêt général. S’adapter à l’évolution des besoins en compétences au sein de la gouvernance de votre organisation. 

Autre cas de figure… les séances du conseil d’administration ne sont pas passionnantes pour vos administrateurs. L’expérience utilisateur est alors à améliorer ! C’est peut être du fait d’une animation des séances inadaptées ou du manque de débats sur le fond…

Dans les différentes situations évoquées, il est bien entendu difficile de mobiliser les administrateurs pour les impliquer dans les actions de Fundraising. Au préalable, il sera certainement indispensables d’améliorer la qualité du fonctionnement de votre conseil d’administration.

3- Des réticences liées à des peurs et, en particulier, celle d’avoir à demander de l’argent à des mécènes

Un autre obstacle parfois plus difficile à appréhender parce qu’il n’est pas exprimé clairement est l’inquiétude des membres de votre gouvernance qu’on puisse leur demander d’aller solliciter des grands mécènes ou des responsables d’entreprises pour leur demander de l’argent. Demander de l’argent reste une démarche compliquée dans notre culture.

Encore une fois, nous devons tous faire preuve de pédagogie et expliquer que la sollicitation n’est qu’un tout petit bout d’une démarche beaucoup plus large et gratifiante.

L’essence du Fundraising est avant tout le développement de relations fondées sur des projets de qualité avec des partenaires, entreprises ou particuliers.

Et donc, ma proposition est de désamorcer ces peurs en expliquant aux membres de la gouvernance que s’impliquer dans la stratégie de collecte de leur organisation, cela signifie principalement de :

  • Légitimer la démarche de collecte de fonds engagée auprès de l’ensemble des parties prenantes de l’organisation et, en particulier, des autres salariés et des bénévoles.
  • D’ouvrir leur carnet d’adresses et mettre en relation avec les projets soutenus par leur organisation.
  • Développer des relations cordiales, passionnées avec des donateurs en expliquant le sens et l’intérêt des projets portés par l’organisation.

Car la vraie nature du Fundraising, c’est justement…

4) Faire comprendre que s’impliquer dans le Fundraising, c’est avant tout s’impliquer dans des activités relationnelles et festives

Et oui, le Fundraising c’est Fun !

Rappelez-vous que ce dont vous avez besoin, c’est que les membres de la gouvernance :

  • expriment un message clair pour légitimer l’urgence de collecter des fonds privés aux salariés, bénévoles et aux autres parties prenantes de l’organisation;
  • ouvrent leur carnet d’adresse pour étendre le réseau de l’organisation et – le cas échéant – vous mettre en relation avec de potentiels grands donateurs;
  • s’impliquent dans la phase de cultivation donc de développement de relations sociales et amicales avec les donateurs et les futurs donateurs. Et c’est là le coeur de leur engagement et de leur apport à la cause défendue par l’organisation. Etre un bon ambassadeur de la cause et la promouvoir auprès des donateurs et de futurs donateurs.

Le cas échéant, oui s’ils sont disponibles pour cela, vous pourrez également les mobiliser pour solliciter des donateurs.

Tout est fait dans une optique de respect des personnes et de leurs attentes. Ainsi, personne n’est obligé d’aller jusqu’à la sollicitation des donateurs. Exception faite de la présidente ou du président du conseil d’administration qui devra s’engager pour solliciter des grands donateurs. 

Dans le même esprit, chacun reste « propriétaire » des contacts qu’il peut vous confier. Aucune démarche de prise de contact ne doit être engagée sans l’aval préalable du membre de la gouvernance qui les connait.

Donc, pour impliquer les membres de la gouvernance, pensez explications pédagogiques et prenez votre temps ! Les mentalités ont besoin d’un peu de temps pour évoluer. Et recentrez cette demande d’engagement sur les aspects purement relationnels de promotion de la cause et du développement de bonnes relations avec les donateurs et les futurs grands donateurs.

Et vous ? Avez-vous des difficultés à impliquer votre gouvernance dans vos actions de collecte de fonds ? Avec plaisir pour lire vos partages.

Pour toute information, contactez-moi :

Olivier Durand-Evrard

olivier@ovfundraising.eu

06 82 17 98 18

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Olivier Durand-Evrard
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